D’où viennent les limites
L’heure dorée est le moment où le soleil est assez bas pour que sa lumière traverse une grande épaisseur d’atmosphère, qui diffuse le bleu et ne laisse passer que les teintes chaudes du spectre. Nous la définissons comme le soleil entre 4° sous l’horizon et 6° au-dessus, la convention de la plupart des photographes. L’heure bleue lui succède : le soleil entre 6° et 4° sous l’horizon, quand le ciel est encore éclairé mais que le soleil a disparu.
Ce sont des conventions, pas de la physique. Rien ne change exactement à 6°. Un autre site peut retenir des limites un peu différentes et avoir tout aussi raison ; c’est pourquoi nos pages de ville précisent celles que nous utilisons.
Ce n’est pas une heure
La durée de l’heure dorée dépend entièrement de l’angle sous lequel le soleil coupe l’horizon. À l’équateur, il descend presque à la verticale et tout est fini en une vingtaine de minutes. À Londres en juin, il glisse en pente douce et l’heure dorée dure bien plus d’une heure. À Reykjavík en juin, elle peut occuper presque toute la nuit.
C’est pourquoi chaque page de ville donne les créneaux du matin et du soir en heures réelles, pour ce lieu et cette date, au lieu de vous conseiller de venir une heure avant le coucher du soleil.
L’heure bleue, celle qu’on rate
La plupart des gens rangent leur appareil au coucher du soleil. L’heure bleue commence après et dure à peu près aussi longtemps : le ciel garde un bleu profond et uniforme tandis que les éclairages s’allument avec une luminosité comparable. C’est le seul moment de la journée où une ville paraît éclairée sans être un fouillis de points brûlés et de zones noires.
Trouver la vôtre
Chaque page de ville indique l’heure dorée du jour, matin et soir, et l’heure bleue du soir, à la minute près. Les bandes de ciel derrière la course du soleil, sur la même page, suivent la même échelle de couleurs : sous chaque point de la courbe, la bande a la couleur du ciel à cet instant.






